
Toute parabole invite celui qui l’écoute à en trouver le sens profond, trouver la clé pour donner sens à sa vie. L’évangile de ce dimanche nous en propose deux paraboles, celle de ceux qui s’éloignent et vaquent à leurs affaires et celle d’une multitude invitée au banquet de noces royales, des noces d’un fils.
En son temps, Jésus s’adressait aux grands prêtres et aux pharisiens, aux VIPs du temple et des savants. Cet évangile, telle une comète qui traverse le temps, nous interpelle aujourd’hui. Ne serais-je pas de ceux qui d’une manière ou d’une autre ne répondraient pas à l’invitation du Roi pour participer aux noces de son Fils, celles du Christ ? Que de choses importantes à accomplir avant de faire grandir un Royaume de justice et de paix ? Quelle est ma priorité ? Ces noces, cette alliance entre Dieu et l’humanité me concerne-t-elle ? Et mon baptême dans tout ça, comment se vit-il ? Ne soyons pas pessimistes, ça bouge ! Avez-vous vu ces foules écoutant et recevant les messages évangéliques de notre pape Léon, successeur de Pierre, à Paris, à Lourdes et à Metz ! Ces 80 000 jeunes louant le Seigneur au Stade de France ! Oui, la parole de Dieu inonde les Champs-Elysées et la Place de la Concorde (eucharistie et concorde quel symbole !) la voie est large notre humanité attend avec impatience son salut, celui du Christ et de sa croix, annoncé et mis en œuvre par les baptisés. Et ces sept diacres, dont Bruno et Paul-Antoine qui ont répondu, le 3 octobre, à notre évêque « Me voici » pour servir le Christ dans les Pauvres et la Parole de Dieu.
Quelle miséricorde ! Quelle joie d’accueillir la multitude de ceux et de celles qui frappent aux portes de nos Eglises pour recevoir le baptême.
Et ce vêtement de noces dans tout ça ? C’est celui de tous les baptisés, cette robe de baptême, cette aube nuptiale couvrant notre corps et notre âme. Revêtus de ce vêtement de noces, nous rejoindrons ceux qui l’auront porté au nom du Christ, cette multitude décrite dans l’Apocalypse, à la condition exigeante qui découle de notre baptême : « Ce n’est pas en me disant : ‘Seigneur, Seigneur !’ qu’on entrera dans le Royaume des cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 7,21)
Et si nous faisons un pas de travers, ne soyons pas comme celui qui ne répond rien au Roi lui demandant comment il est rentré dans la salle. Mais il aurait pu implorer sa généreuse miséricorde pour être de la fête.
Répondons en Eglise à cette invitation eucharistique : « Heureux les invités au banquet des noces de l’Agneau. »
Charles Gazeau, diacre



