
C’est d’abord l’Evangile des trois « J » : Jean le baptiste, Jésus et le Jourdain. Qu’il est lucide, le baptiste, actif à « plonger » les personnes dans l’eau du Jourdain, déclarant à Jésus : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi et c’est toi qui viens à moi ! » Pour Jésus en effet, pas besoin de la conversion demandée par le prophète habillé d’un manteau en poils de chameau…
Et Jésus de rétorquer : « laisse faire pour le moment ! » Pour le moment existent deux bonnes raisons à Jésus pour être plongé dans l’eau du Jourdain.
Première raison, montrer le chemin qui convient à tout humain. Il s’agit d’entendre l’appel de Dieu à la conversion, c’est-à-dire au changement radical de la direction de sa vie. Comme le dira l’apôtre Pierre : « le baptême n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu »
Deuxième raison, se mettre en capacité d’entendre la voix du Père qui s’adresse à tout baptisé : « Tu es mon enfant bien aimé en qui je trouve ma joie »
Quel est donc le quatrième « J » ? C’est celui de « Joie » ! Mon baptême, ton baptême, ce n’est pas d’abord un rite pour des personnes qui veulent se mettre en conformité. C’est avant tout la joie de Dieu à me compter parmi ses enfants. C’est aussi ma joie car je sais être aimé et je crois pouvoir répondre à cet amour par mon action de grâce, autrement dit mes gestes et mes paroles pour engager ma conscience envers Dieu.
Père Alexis Bacquet

