
Quelle joie de vous écrire ce premier édito comme diacre en ce dimanche où Jésus nous rappelle ce qui fait le cœur-même de notre vie de chrétiens, par ces deux commandements qui n’en font qu’un : l’amour du Seigneur et l’amour du prochain.
Vivre avec vous, en paroisse, cette grâce de l’amour donné et reçu et la faire rayonner ensemble dans la vie fraternelle déjà si vibrante de Saint Médard, voilà ce pour quoi Bruno et moi avons été ordonnés diacres le 3 octobre. Nous bénissons le Seigneur de nous avoir appelés à ce service.
Alors que notre pays connaît des jours de profonde division et parfois de violence, quoi de plus pressant que de vivre en vérité ce commandement intemporel de l’amour ? Face à cela, quelle juste attitude adopter en tant que disciples du Christ ?
Nulle naïveté dans ce questionnement. Dans un Israël du 1er siècle lui aussi marqué par de nombreuses divisions, Jésus n’a rien ignoré des souffrances et des ténèbres qui peuvent habiter le cœur de l’homme. L’exhortation à l’amour qu’Il nous a laissé n’est pas un mantra mais plutôt un appel à une conversion radicale dans chacun de nos cœurs. Par l’écoute sans jugement des souffrances d’autrui, la pratique du pardon et la communion fraternelle, peut-être pourrons-nous contribuer à répondre à la peur par l’amour ?
Nous avons tous encore dans le cœur la marque de la visite du pape Léon XIV. Face à ces événements en apparence contradictoires, la tentation est grande de voir l’esprit de discorde prendre le pas sur l’Esprit qui a soufflé sur la Concorde. Reconnaissons que le modelage des cœurs pour la paix et l’éruption d’une colère suivent deux temporalités différentes. Le ferment de paix apporté par le Saint Père est bel et bien à l’œuvre. Il agit dans le temps, discret, parfois invisible, mais ô combien efficace. Cette espérance, rien ne pourra nous l’enlever.
Frères et sœurs, « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples » (Jn 13,35). Alors faisons ce qui est en notre pouvoir : marchons joyeux et unis sur le chemin de l’amour mutuel, forts de notre foi en Jésus dont l’amour pour tous les hommes a triomphé une fois pour toutes.
Paul-Antoine Brianchon – diacre



