« Tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu »

(Ac 2, 11)

La Pentecôte nous parle de ce moment où les apôtres reçoivent l’Esprit-Saint. Alors, on nous dit qu’ « il y avait, résidant à Jérusalem, des juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent » (Ac 2, 5-6).

C’est là l’acte de naissance de l’Église : l’Esprit-Saint réalise le rassemblement de toutes les nations en un seul peuple, la communion de ce qui était dispersé en un seul corps.

Dans le livre de la Genèse, au chapitre 11, on nous parle de l’épisode de la Tour de Babel : « Toute la terre avait alors la même langue et les mêmes mots » (Gn 11, 1). Une façon de dire que les hommes étaient unis. Mais ils ont mis cette union au service de leur orgueil, et cela a eu pour conséquence la désunion, la séparation des hommes en plusieurs peuples, langues, cultures. Désormais, les hommes ne pouvaient plus se comprendre entre eux.

Quand l’Esprit-Saint descend sur les disciples le jour de la Pentecôte, il vient réaliser à nouveau cette union originelle. Mais les différentes langues demeurent. Seulement, elles ne sont plus un facteur de division, mais une richesse supplémentaire utilisée par l’Esprit-Saint pour dire les merveilles de Dieu.

Notre communauté paroissiale est composée d’hommes et de femmes de différents horizons, de différentes sensibilités, voire de différentes langues et cultures. Pour l’Esprit-Saint, cela n’est pas un obstacle à la communion, mais une richesse. Demandons à l’Esprit-Saint de continuer cette œuvre d’unification dans la différence, pour que l’Église, pour que notre paroisse soit véritablement un seul Corps.

Père Michaël Faure