Editoriaux des Feuilles d'Informations Paroissiales

Éditorial 29 janvier 2012

QUELLE PLACE À LA SURPRISE DE DIEU ?

On ne le dira jamais assez, notre Dieu ne se laisse pas confiner dans les perceptions humaines. Il demeure le Dieu qui nous échappe, qui nous émerveille par sa nouveauté. Dans l’épisode d’aujourd’hui, Jésus crée la surprise et suscite l’étonnement à son sujet. Maître, il l’est, -Rabbi-, mais d’un autre genre ; il n’est pas comme les autres. Dans la Synagogue de Capharnaum, le jour du Sabbat, il enseigne avec autorité, c’est-à-dire avec toute la puissance de Dieu sauveur des hommes qu’on doit lui reconnaître. Guérissant et imposant le silence à un esprit mauvais, les uns et les autres s’interrogèrent sur les enjeux de cet enseignement nouveau : « Qu’est-ce que cela veut dire ? » En soi, cet enseignement nouveau proclamé avec autorité signifie que Dieu intervient en personne pour redonner à l’homme sa liberté confisquée par le Malin. Pour les témoins, le Maître à écouter et à suivre est désormais ce Jésus de Nazareth. Alors, si nous percevons sa voix, son appel, comme invite et supplie le psalmiste :

« Aujourd’hui, ne fermons pas notre coeur, mais écoutons la voix du Seigneur » et lui répondons généreusement, nous entrerons dans la nouveauté qu’il apporte.

Il est vrai que les mêmes évangiles reviennent tous les trois ans ou si nous sommes familiers de la Bible, les mots et chapitres sont toujours au même emplacement mais Dieu s’adresse toujours à son peuple, à chacun de nous d’une manière nouvelle. La nouveauté de sa Parole se perçoit dans la manière de l’écouter et de la recevoir, de la laisser résonner dans le coeur. Si l’on ne prétend pas tout savoir d’avance du Christ et de sa Parole, on découvrira la nouveauté de son enseignement. Chaque jour, chaque pas, à sa suite, a ses découvertes et ses étonnements sur le Christ, sur soi-même et sur son propre cheminement comme disciple aujourd’hui. Ouvrons encore notre coeur, il nous reste beaucoup à connaître, à vivre avec Dieu.

P. Camille Some


Éditorial 22 janvier 2012

« CONVERTISSEZ-VOUS ET CROYEZ À LA BONNE NOUVELLE » (MC 1, 15)

Notre vie de chrétien, dès notre baptême, est marquée par cette démarche « conversion – foi » qui permet au chrétien de renoncer et de quitter pour s’adhérer au Christ. Il s’agit, en fait, de deux faces opposées d’une même démarche: la première est négative, c’est la renonciation au passé, ce qui signifie l’abandon de l’ancienne vie, du mal, des péchés ; et la deuxième est positive, et c’est la profession de foi en Dieu afin de le suivre jusqu’au bout dans sa mission. Conversion et foi, impossible de vivre l'une sans l'autre.

Si nous nous convertissons, si nous tournons le dos à nos idoles, c’est pour répondre à la Bonne Nouvelle, c’est pour servir le Dieu vivant, venu à nous en Jésus Christ. Il n’y a pas donc une conversion pour la conversion, car la conversion est le fruit d’un choix qui vient bousculer l’ancien choix ; ce changement radical est animé par le choix de la « meilleure part » : le Christ. C’est lui la finalité de toute démarche que nous faisons, avec tout ce qu’elle comprenne comme pureté intérieure et élan vers l’autre. C’est le Christ qui est le « motif » de notre conversion ; venir à lui ou l’accueillir, c’est recevoir un amour qui transforme, c’est entendre un appel qui nous fait prendre une autre route, c’est accepter de devenir autre, sur la route de tous les jours, et c’est cela, la conversion.

Chers frères et soeurs, cette démarche « conversion-foi » est propre à chaque chrétien, mais on risque parfois de la défigurer. Il ne faut pas comprendre la vie chrétienne comme seulement affaire de conversion des péchés, de retrait, de distance même s’il y a dans toute vie, des heures de nuit, de doute, voire de révolte. La vie chrétienne est quelque chose de positif, de foi, d’attachement à un amour, à la personne de Jésus afin que nous ayons la vie en Lui.

C’est à cette vraie démarche que nous sommes tous invités à s’initier, afin que notre réponse à l’appel du Seigneur pour la mission jaillisse d’un coeur pénitent mais libre et joyeux.

P. Charbel Massaad

Éditorial 8 janvier 2012 Épiphanie

ÉPIPHANIE !

Pour beaucoup, cette fête se résume à une histoire de rois, de galette et de fèves, de trésors apportés à un enfant, une merveilleuse histoire d’étoiles, d’astrologues…. Cette visite des mages cependant dans l’Évangile selon Saint-Matthieu, c’est le début de la vie publique de Jésus. Alors que jusque-là sa vie était cachée, enfouie dans le secret du coeur de Marie et de Joseph, Jésus est placé en pleine lumière. Il est la lumière qui éclaire toutes ces personnes, qui ne savent pas vers où se diriger…

L’Épiphanie, c’est la mise en Lumière : elle éclaire ce qui est caché aux savants de Jérusalem, elle illumine ce que les astrologues ne peuvent comprendre, elle marque la route encore cachée à Marie et à Joseph. Cette lumière au coeur du monde, ce n’est plus les étoiles des astrologues et des mages, ni la science des philosophes ou des chercheurs qui en sont la source : c’est le Verbe Lumière venu dans le monde éclairer tous les hommes !

Cette fête est également celle du choix pour le peuple qui marchait dans les ténèbres : il y a deux routes possibles pour repartir de Bethléem. Il y a le chemin des mages qui abandonnent leurs certitudes pour se laisser évangéliser comme le firent les bergers, Marie, Joseph, Élisabeth… Il y a également le chemin d’Hérode suivant les profondeurs de la noirceur de l’homme, de l’envie et de la jalousie, de l’orgueil et de la barbarie : route de mort et de violence.

Contrairement aux mages qui, allant de Jérusalem à Bethléem, repartent par un autre chemin, Hérode lui ne veut ni se convertir, ni entrer dans la lumière. Il manifeste cette part de l’humanité qui ne veut pas se convertir, qui refuse l’amour de Dieu donné, qui préfère répandre la mort que d’entrer dans une vie nouvelle, qui choisit les ténèbres et se cache de la lumière.

Dans tous les événements de notre vie, nous sommes appelés à choisir nos compagnons de route. Manifestons que la rencontre avec le Christ change concrètement nos itinéraires de vie. L’Épiphanie, c’est la mise en lumière de nos parcours face à la source de la lumière : le Christ. En célébrant cette fête, nous sommes invités à nous poser quelques questions simples : quel est le roi que j’ai honoré ces derniers mois ? Me suis-je laissé illuminer dans ma vie quotidienne par la rencontre avec le Christ dans la prière ? Suis-je prêt à partir sur de nouveaux chemins puisque j’ai rencontré le Seigneur ?

En ce début d’année, je formule des voeux afin que chacun de nous porte cette lumière du Christ dans sa vie de chaque jour. Que cette année nous permette de mieux répondre à la Bonne Nouvelle qui illumine nos vies !

Bonne et sainte année 2012 à chacun !

P. Emmanuel Boudet, curé

2012 :

DATES DES FÊTES MOBILES DE L’ANNÉE 2012(À INSCRIRE DANS LES CALENDRIERS)

  • Bienheureuse Rosalie Dimanche 12 février
  • Mercredi des Cendres Mercredi 22 février
  • Dimanche des Rameaux Dimanche 1avril
  • Jeudi Saint Jeudi 5 avril
  • Vendredi Saint Vendredi 6 avril
  • SAINT JOUR DE PÂQUES Dimanche 8 avril
  • Ascension du Seigneur Jeudi 17 mai
  • Pentecôte Dimanche 27 mai
  • Sainte Trinité Dimanche 3 juin
  • Saint Médard (fête patronale) Vendredi 8 juin
  • Saint Sacrement Dimanche 10 juin
  • Solennité de la Dédicace de l’église Dimanche 16 septembre
  • Christ, Roi de l’univers Dimanche 25 novembre
  • 1er dimanche de l’avent Dimanche 2 décembre

Éditorial 16 décembre 2011

« JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR ; QUE TOUT SE PASSE POUR MOI SELON TA PAROLE »

En cette fin de l’avent, il nous paraît important de faire un récapitulatif sur comment a été notre préparation intérieure pour l’accueil de notre Sauveur. Du premier au troisième dimanche de l’avent, les textes nous invitaient respectivement : à veiller, à préparer le chemin du Seigneur et à demeurer dans la joie « Gaudate » car le Seigneur est proche. Aujourd’hui, la Bonne nouvelle annoncée jadis par les prophètes de la naissance d’un sauveur va prendre forme dans le sein d’une vierge : L’ange Gabriel, envoyé par Dieu, entre dans la maison de Marie et lui annonce qu’elle portera le Fils de Dieu par la puissance du Saint Esprit. Ainsi, Marie devient la demeure de Dieu. Quelle demeure ? Une demeure pure, vierge. Marie “Arche de la Nouvelle Alliance“, laisse l’amour entrer chez elle, en l’accueillant dans un silence priant. Nous avons tous envie que le Seigneur vienne demeurer chez nous, dans nos maisons, nos coeurs, nos projets de voyage… mais sommes-nous prêts à l’accueillir ? Sommes-nous également attentifs à l’action du Saint Esprit dans nos vies ? Quelle demeure allons-nous lui construire ? N’est-ce pas plutôt lui-même qui construit sa demeure en nous ! Avec Marie, accueillons-le en toute humilité et disons: « …que tout se passe pour moi selon ta Parole.»

P. Armand Klouvi


Éditorial 11 décembre 2011

TÉMOIN DE LA LUMIÈRE

Au bord du Jourdain, Jean-Baptiste rend témoignage à la Lumière, avec humilité et détermination. La Parole de Dieu l’a rejoint et voici qu’il nous la transmet. Bientôt, Celui qui est la Parole se fera connaître : nous allons le recevoir avec joie.

Aujourd’hui, en ce troisième dimanche de préparation à Noël, nous sommes venus pour entendre cette parole. Avec peu de mots nous sommes rejoints dans ce qui est le plus vivant en nous. Ainsi : « Il était venu rendre témoignage à la Lumière. » « Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas. » « N’éteignez pas l’Esprit. »

Aujourd’hui, nous entendons cela, non pas au bord du Jourdain mais en plein Paris, en 2011. Et peut-être que nous nous frottons les yeux et les écarquillons en nous disant que nous ne voyons pas le Christ qui serait au milieu de nous et, qu’en conséquence, nous ne lui rendons guère témoignage. Quant à l’Esprit… ! Néanmoins, essayons de prendre au sérieux les très fortes affirmations de tous les textes de ce dimanche. Isaïe, la Vierge Marie, Saint Paul, Jean-Baptiste voient dans leur propre vie et dans la nôtre cette présence brûlante et active du Seigneur. C’est à ce même discernement, véritable acte de foi, que nous sommes conviés. Faisons nôtres les engagements dont parle Isaïe : le service des pauvres, l’accompagnement de ceux qui n’ont pas le moral, l’ouverture de chemins de liberté pour ceux qui sont captifs (et il y a tant de modes de captivité), l’annonce de ce qui est au coeur de Dieu : la tendresse et la miséricorde pour tous les hommes. Sans doute en verrons-nous les signes : ceux dont nous parle Saint Paul. Une joie secrète (bien différente de la gaieté). Le désir de prier, même si la prière est rude, aride. La nécessité d’en rendre compte au Seigneur par l’action de grâce et peut-être aussi de partager avec autrui, comme pour nous désapproprier de ce qui a été accompli. Nous verrons alors combien l’Esprit Saint est à l’oeuvre autour de nous et en nous-mêmes.

P. Bernard Bommelaer


Éditorial 4 décembre 2011

JÉSUS-CHRIST, LE FILS DE DIEU !

L’évangile selon Saint Marc que nous entendrons tout au long de cette année liturgique s’ouvre par cette profession de foi : Jésus est le Messie, le Fils de Dieu.

C’est par la foi que les chrétiens ouvrent la Bible et lisent la Parole de Dieu, avec l’intention de se laisser conduire par l’Esprit Saint, qui couvrit Marie de son ombre pour que soit conçu en elle le Verbe de Dieu, à la rencontre et à l’expérience du Christ. C’est également dans cette attitude qu’ils célèbrent, jour après jour, année après année, les différents mystères de sa vie dans laquelle ils ont plongé par le baptême, « dans la sainteté de vie et le respect de Dieu ».

Bonne Nouvelle , s’exclame l’évangéliste. Jésus qui réalise les promesses de consolation et de salut de tout le peuple de Dieu peut transformer notre vie à chacun. Il est le Dieu qui vient , le berger qui conduit son troupeau, qui porte chacun sur son coeur , qui montre à chacun l’amour de Dieu et lui donne son salut. Alors nous ne devons pas oublier de nous tenir disponibles et prêts à l’accueillir et à coopérer à son oeuvre en nous et dans le monde. Il vient établir le ciel nouveau et la terre nouvelle que Dieu promet, terre de justice où tous seront témoins de la gloire du Père.

C’est avec chacun de nous que Dieu réalisera cette promesse. D’où l’appel à préparer le chemin du Seigneur, à aplanir sa route. Autrefois, Jean Baptiste eut mission d’introduire Celui qui vient dans la vie et la foi du peuple dont il était le guetteur le témoin de l’espérance à venir. Aujourd’hui, à l’heure de la nouvelle évangélisation, la mission des disciples de Jésus est de redonner à Dieu la place qui est la sienne dans nos vies et sociétés, de stimuler et de soutenir la démarche de foi, la rencontre des uns et des autres avec Dieu. Que Marie la Mère Immaculée de Dieu et notre mère nous aide à aimer et à vivre notre foi. C’est le présupposé de toute attente et de tout accueil de Dieu. Les ravins à combler sont certainement importants mais l’espérance que notre terre donnera son fruit l’emporte de loin. Allons au devant de Celui qui vient sans crainte de nous découvrir devant lui.

Père Camille Some


Éditorial 27 novembre 2011

« VEILLEZ, CAR VOUS NE SAVEZ PAS QUAND VIENDRA LE MOMENT » (Mc 13, 33)

« Veillez… »

Ce texte de l’Evangile qui va donc accompagner notre cheminement au cours de cette semaine, nous invite à veiller. Qu’est-ce que cela peut signifier ?

Veiller, c’est être à la place où l’on nous a indiqué, pour attendre. Pas forcément attendre ce que nous espérons nous mais attendre ce qui va survenir. Autrement dit, le veilleur est celui qui est disponible, ou se rend disponible pour accueillir ce qu'il ne sait pas.

Et si on nous demande de veiller durant le temps de l’avent, ce n’est pas simplement pour attendre Noël mais c’est veiller pour connaître la venue du Christ au milieu de nous, la venue du Christ qui peut se signifier à travers les autres, à travers le travail, à travers la vie relationnelle et à travers la vie familiale.

« Veillez, car vous ne savez pas… »

Oui, le propre du veilleur c'est de ne pas savoir. Et, peut être, le propre du chrétien qui veille c'est de ne pas savoir, d’espérer et de recevoir ce que Dieu lui donnera.

P. Charbel Massaad



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